Tableau comparatif

Voici un tableau comparatif pour mieux appréhender les différences fondamentales entre les monnaies.

Dessin humour monnaie

Monnaie Libre

June (Ğ1)

Bitcoin

Monnaie bancaire (dette)

Monnaie Locale Complémentaire (MLC)

Gouvernance

Dépend de l’implémentation

Développeurs, propriétaires de serveurs, utilisateurs

Développeurs, propriétaires de serveurs, utilisateurs

Banques privées

Association Loi 1901

Décentralisée

Au choix

Oui

Oui

Non

Non

Mode de création

Dividende universel (DU) basé sur l’espérance de vie 1

Dividende universel (DU) basé sur l’espérance de vie 2

Par récompense pour le calcul d’un bloc 3

Par les crédits bancaires 4

Par achat en monnaie bancaire 5

Augmentation de la Masse Monétaire

Environ 10 % par an en quantitatif, 0 % en relatif ! 6

4,88 % par semestre en quantitatif, 0 % en relatif ! 7

Variable selon la difficulté et la puissance des serveurs 8

Aléatoire

Aléatoire

Plafond de la Masse Monétaire

Aucun en quantitatif, selon le nombre d’utilisateurs en relatif

Aucun en quantitatif, selon le nombre d’utilisateurs en relatif

21 millions

Aucun

Aucun

Indexée sur

Rien

Rien

Rien

Monnaie centrale 9

Monnaie bancaire 5

Symétrie spatiale

Oui

Oui

Non

Non

Non

Symétrie temporelle

Oui

Oui

Non

Non

Non

Librement choisie

Oui

Oui

Oui

Non

Oui

Libre accès aux ressources

Oui

Oui

Non (premier arrivé premier servi)

Non (selon solvabilité du créditeur)

Non (Charte, localité)

Estimation des valeurs

Libre

Libre

Facture du minage 10

Banquier (selon rentabilité du crédit)

Association Loi 1901 (Charte, localité)

Liberté d’échanger

Oui

Oui

Oui

Non (règlementations)

Non (unilatéral consommateurs vers commerçants) 11

Nécessite un compte en banque

Non

Non

Non

Oui (Banque Centrale)

Oui (Banque privée)

Chaîne de Ponzi 12

Non

Non

Non

Oui

Non

Problème Intérêt Manquant 13

Non

Non

Non

Oui

Non

1

A partir de l’espérance de vie, on calcule le taux de croissance annuel de la masse monétaire (c) pour créer le même nombre de dividendes universels par individu pendant une demi-vie (symétrie temporelle). Ce taux est d’environ 10 % par an pour 80 ans. Le dividende universel peut être calculé de différentes manières, la plus simple est DU = c * M/N où M est la masse monétaire et N le nombre d’individus. Ce dividende est co-créé par tous les individus au même moment (symétrie spatiale).

2

Le dividende universel de la June est créé journellement, sur la base d’une augmentation aux équinoxes (21 mars, 21 septembre environ), pour un taux de croissance cible de c = 4,88 % / équinoxe, selon la formulation différentielle d’ordre 2 : DU(t+1) = DU(t) + c² M/N / (182,625 jours)

3

Tous les serveurs tentent de résoudre une énigme pour écrire un bloc de la blockchain. La difficulté s’accroît avec le temps, alors que le nombre de bitcoin créés en récompense diminue. Ainsi, ce sont les personnes ayant calculé le plus de blocs avant les autres qui possèdent le plus de monnaie lorsque le plafond des 21 millions est atteint.

4

La banque crée aussi de la monnaie lors d’achat de devises étrangères et lors d’un découvert sur un compte client.

5(1,2)

Normalement une MLC est à parité avec la monnaie bancaire sur laquelle elle est indexée. En pratique, elle ne respecte pas cette parité en créant plus de monnaie lors de l’achat par un consommateur et en en rendant moins lorsqu’un commerçant se retire du projet. De plus, hormis la valeur faciale des billets, on pourrait arguer qu’un billet de MLC vaut en monnaie bancaire le coût réel de sa fabrication (incluant les frais de sa gestion comme le salaire des permanents, les charges administratives, les subventions, etc.).

6

En quantitatif signifie en comptant en unités (comme les autres monnaies). En relatif signifie en comptant en dividendes universels (le dernier DU calculé). En relatif, la moyenne reste stable. Il n’y a plus de croissance de la masse monétaire. C’est la seule monnaie connue sans inflation.

7

La June a un taux de croissance quantitatif qui tend par valeurs supérieures vers 10 % par an, mais n’est pas encore (après 2 ans d’existence, 2017-2019) à 10 % par an.

8

Ce taux tend vers 0 % en quantitatif pour plafonner à 21 millions d’unités.

9

Pour l’Europe, la monnaie centrale est elle-même indexée sur un panier de consommation moyen d’un individu moyen, dont la Banque Centrale Européenne cache le montant et le modifie tous les ans. Mais elle promet que le prix n’augmente pas plus que 2 % par an.

10

Le minage, c’est à dire l’utilisation d’un logiciel permettant de traiter les transactions, qui récompense ce travail en création monétaire, est lié à la rentabilité de la consommation électrique payée en monnaie dette. L’estimation des valeurs se fait sur ce coût au départ, puis sur l’offre et la demande.

11

Les consommateurs ne peuvent pas échanger leurs billets de MLC auprès des comptoirs d’échange (ni repris, ni échangés). Ils sont obligés de les dépenser chez les commerçants participants. Les commerçants le peuvent, mais en sont dissuadés par le non-respect de la parité (souvent un billet est repris contre seulement 0,9 unité bancaire).

12

Si le remboursement de l’intérêt ne peut pas se faire uniquement entre la banque et son client (problème de la servitude par l’intérêt), cela a toutes les chances de déclencher une chaîne de ponzi dans l’économie. C’est ce dont il s’agit ici.

13

Le « problème de l’intérêt manquant » est une appellation parfaitement réfutable, car la monnaie est un flux. Elle est utilisée ici pour signifier le “problème de la servitude par l’intérêt manquant”, car même si l’intérêt est remboursable sans que la monnaie pour le faire n’ait été créée, cela ne peut se faire qu’en obligeant l’emprunteur à fournir des biens ou services à la banque, ou bien en récupérant de la monnaie sur un autre crédit (entraînant alors une chaîne de ponzi).